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Mes enfants

Enfants exposés à la violence conjugale

Geneviève Lessard, professeure, Université Laval

L’exposition des enfants et des adolescents à la violence conjugale (EVC) est un problème maintenant bien reconnu pour ses conséquences néfastes sur la santé et le développement des enfants. Les recherches récentes sur les facteurs de risque et de protection [23–25] mettent toutefois de plus en plus en évidence une diversité de trajectoires développementales, certains enfants s’en sortant mieux que d’autres. D’où l’importance de la prévention et d’une aide adaptée aux besoins de ces enfants. Cet encadré présente d’abord une définition de l’EVC, suivie d’une discussion critique des défis associés à la mesure de l’ampleur du problème. Troisièmement, un tableau-synthèse de l’état des connaissances sur les conséquences de l’EVC est présenté. Enfin, quelques stratégies novatrices de prévention et d’intervention sont proposées.

Définition

Tous les enfants et les adolescents qui vivent dans une famille affectée par une dynamique de violence conjugale sont considérés comme exposés à la violence conjugale, qu’ils aient vu/entendu ou non les scènes de violence conjugale [26,27], que la violence soit exercée envers un parent ou un beau-parent, et qu’elle se produise avant, pendant ou après la séparation. En effet, peu importe les formes de violence conjugale et les contextes dans lesquels elle se manifeste, ce qui caractérise principalement le vécu de ces enfants et adolescents est le climat de peur et de tension dans lequel ils sont contraints de se développer.  Lire la suite…

Source: https://www.inspq.qc.ca/rapport-quebecois-sur-la-violence-et-la-sante/la-violence-conjugale/encadre-1-enfants-exposes-la-violence-conjugale

Conséquences à court et à long terme de la maltraitance

Les effets à court et à long terme de la maltraitance sur la santé mentale et physique ainsi que sur le développement cognitif et neurobiologique sont importants, et ce, peu importe la forme [140–142]. Le tableau 6 présente une synthèse de l’ensemble des effets selon la sphère développementale concernée. À noter que, tout comme c’est le cas pour les facteurs de risque, la trajectoire développementale des enfants victimes de maltraitance doit être envisagée à la lumière des notions d’équifinalité et de multifinalité; les différentes formes pouvant mener à des conséquences similaires ou, inversement, une même forme pouvant mener à des conséquences différentes, selon les cas [143–146]. Par ailleurs, les impacts différenciés de la maltraitance sont aussi inhérents à leur chronicité et à leur cooccurrence. Ainsi, plus une forme de maltraitance est considérée comme sévère, qu’elle se présente tôt dans la vie de l’enfant, qu’elle est récurrente et qu’elle survient en cooccurrence avec d’autres formes, plus les impacts à court et à long terme sont importants [35,141,143,146,147] et irréversibles au plan neurobiologique [140].  Lire la suite…

Source: https://www.inspq.qc.ca/rapport-quebecois-sur-la-violence-et-la-sante/la-violence-et-la-maltraitance-envers-les-enfants/consequences-court-et-long-terme-de-la-maltraitance

L’aliénation parentale: quand les parents nuisent aux enfants

Après une séparation ou un divorce, les enfants veulent et ont généralement besoin de maintenir une solide relation saine avec chacun de leurs parents. Sans compter qu’ils ont besoin d’être mis à l’écart des conflits parentaux. Malheureusement, certains parents s’attendent toutefois à ce que les enfants choisissent un camp. À l’extrême, ils mettent tout en place pour s’assurer que l’enfant rejette l’autre parent. Même que cela peut en venir au point que le parent manipule les perceptions de l’enfant pour que ce dernier en vienne à haïr son autre parent, qu’il le voit comme rien de moins que le démon en personne. C’est ce qu’on appelle de de l’aliénation parentale.

De façon plus précise, le Carrefour Aliénation Parentale Québec offre la description suivante :

L’aliénation parentale se décrit comme un phénomène dans lequel un des parents se livre à des comportements aliénants, influançant l’esprit de l’enfant afin de favoriser chez lui le rejet injustifié et la désaffection à l’égard de l’autre parent.

Les deux conditions suivantes doivent être présentes simultanément pour parler d’aliénation parentale dans une famille :

  1. Un des parents utilise des comportements aliénants afin d’exclure l’autre parent de la vie de l’enfant, et cela, de façon injustifiée.
  2. Le processus entraîne une détérioration de la relation entre l’enfant et le parent ciblé, voire une rupture de la relation.

Il est important de comprendre que l’enfant participe au phénomène d’aliénation parentale, bien malgré lui. En effet, l’enfant peut croire que sa relation avec le parent ciblé est nuisible pour lui et observe des gains significatifs à être plutôt en alliance avec le parent aliénant.

Voici quelques exemples de comportements parentaux aliénants qui peuvent vous mettre la puce à l’oreille si vous vous retrouvez dans une situation semblable :

  • Laisse entendre que l’autre parent est dangereux ou malade.
  • Rabaisse/dénigre l’autre parent, ses valeurs ou ses intérêts devant l’enfant.
  • Organise des activités plaisantes au moment que la période prévue des contacts avec l’autre parent.
  • Limite les contacts de l’enfant avec la parenté de l’autre parent.
  • Gère les contacts téléphoniques ou les courriels (écoute au téléphone, lit les courriels entre l’autre parent et l’enfant).
  • Jette les cadeaux donnés par l’autre parent à l’enfant.
  • Déforme le passé afin de minimiser la relation entre l’autre parent et l’enfant.
  • Utilise l’enfant comme messager entre lui et l’autre parent.
  • Fait sentir l’enfant coupable de sa relation avec l’autre parent.  Lire la suite…

Source: http://mitsoumagazine.com/mieux-etre/psychologie/lalienation-parentale-quand-les-parents-nuisent-aux-enfants/

Enfants exposés à la violence conjugale

Plusieurs de ces enfants vivront des troubles de l’anxiété ou de l’humeur, souffriront de dépression ou manifesteront des troubles de comportement pouvant mener à la délinquance. D’autres connaîtront des troubles d’apprentissage et de concentration. Certains pourront aussi développer une déficience au plan des habiletés sociales et des troubles davantage physiques tels un trouble de l’alimentation, des maux de ventre, de l’insomnie, etc. Certains de ces enfants auront des symptômes similaires à ceux du syndrome de stress post-traumatique.

Les enfants aux prises avec un contexte de violence conjugale sont aussi plus à risque de subir des mauvais traitements tels la négligence et l’agression physique.

En outre, plusieurs recherches démontrent que le fait d’avoir été témoin d’actes de violence perpétrés contre la mère durant l’enfance est un indicateur puissant pour prédire le risque de comportements violents pour les hommes et celui d’en être victime pour les femmes.  Lire la suite…

Source: https://www.accroc.qc.ca/wordpress/enfants-exposes-a-la-violence-conjugale/

Enfants de la violence conjugale

«Chaque féminicide m’arrache le cœur. Ça me fait revivre le meurtre de ma mère», confie Dania Nehme.Photo: Marie-France Coallier Le Devoir «Chaque féminicide m’arrache le cœur. Ça me fait revivre le meurtre de ma mère», confie Dania Nehme.

La récente vague de féminicides a laissé derrière elle 25 orphelins. Qu’adviendra-t-il de ces enfants exposés à la violence conjugale et parfois même témoins de l’irréparable ? Le Devoir a recueilli les témoignages de quatre jeunes adultes qui ont grandi dans ce climat de peur et de tension et qui en constatent aujourd’hui les ravages sur leur vie, mais qui témoignent aussi de leurs espoirs dans la lutte contre la violence conjugale.

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Source : https://www.ledevoir.com/societe/601553/societe-enfants-de-la-violence-conjugale