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On parle de quoi ?

Messages clés

  • La violence conjugale est un problème social complexe qui a des répercussions sur l’ensemble de la société.
  • La violence conjugale peut survenir entre deux personnes liées dans une relation de nature amoureuse, intime ou conjugale, dans le passé ou le présent, et ce, à tout âge.
  • Le gouvernement du Québec définit la violence conjugale par une série d’actes répétitifs, qui se produisent généralement selon une courbe ascendante aussi appelée « escalade de la violence ». La violence conjugale comprend les agressions psychologiques, verbales, physiques et sexuelles, ainsi que les actes de domination sur le plan économique. Elle ne résulte pas d’une perte de contrôle, mais constitue, au contraire, un moyen choisi pour dominer l’autre personne et affirmer son pouvoir sur elle.
  • Les femmes subissent davantage les formes les plus sévères de violence conjugale; ainsi, elles sont plus susceptibles d’être blessées et de craindre pour leur vie. Elles sont aussi les principales victimes de violence conjugale signalée à la police.
  • La violence conjugale affecte la santé et le bien-être des femmes qui la subissent. Les conséquences incluent des blessures, des problèmes de santé chroniques, des troubles mentaux et des répercussions sur la santé reproductive. Ces conséquences peuvent persister même après que la violence conjugale ait cessé.
  • L’exposition des enfants et des adolescents à la violence conjugale entraîne également des conséquences néfastes et reconnues sur leur santé et leur développement.
  • La complexité entourant les causes et les motivations sous-jacentes à la violence conjugale invite à diversifier les stratégies pour la prévenir avant qu’elle ne survienne, en agissant tôt, en ciblant des facteurs sociétaux et communautaires, et en s’appuyant sur les meilleures connaissances scientifiques. Ces constats appellent l’implication des efforts intégrés et concertés de plusieurs secteurs et des actions dans différents milieux de vie.

Sources: https://www.inspq.qc.ca/rapport-quebecois-sur-la-violence-et-la-sante/la-violence-conjugale

Faits saillants

Voici les principaux faits saillants que la population devrait connaître concernant la violence conjugale :

  1. Personne n’est à l’abri de la violence conjugale. On retrouve de la violence conjugale à tous les âges de la vie, dans toutes les classes socio-économiques et dans toutes les communautés culturelles ou religieuses.
  2. Certains groupes sont davantage vulnérables à la violence conjugale en raison de contextes particuliers. Mentionnons les personnes immigrantes, aînées, handicapées, autochtones, gaies, lesbiennes, bisexuelles et transgenres ainsi que les adolescents.
  3. Bien que les hommes puissent être victimes de violence conjugale, les femmes rapportent cependant une violence plus sévère et causant plus souvent des blessures. Les femmes représentent 80% des victimes de violence en contexte conjugal dans les données policières.
  4. Les hommes peuvent être victimes de violence conjugale, mais différents enjeux font en sorte que ce phénomène est peu connu et peu étudié.
  5. Il n’existe pas de portrait type des personnes qui exercent de la violence envers leur conjoint. La violence conjugale est un phénomène complexe, plusieurs facteurs de risque y sont associés. Voir sections Conjoints ayant des comportements violents et Facteurs de risque.
  6. La violence conjugale a des conséquences psychologiques, physiques, sociales et économiques pour les victimes, leur famille et la société.
  7. Les personnes qui sont victimes de violence conjugale sont plus susceptibles de présenter un mauvais état de santé tant sur le plan physique que psychologique.
  8. Chaque année, la violence conjugale entraîne des décès, principalement de femmes et d’enfants.
  9. La très grande majorité des homicides conjugaux sont commis par des hommes à l’endroit de femmes.
  10. Les enfants exposés à la violence conjugale présentent un éventail de troubles comportementaux et affectifs susceptibles d’entraîner des problèmes dans leurs relations conjugales et familiales à l’adolescence et à l’âge adulte.
  11. Plusieurs formes de violence conjugale sont des infractions punissables en vertu du Code criminel.
  12. La violence conjugale se prévient en agissant sur plusieurs cibles à la fois : les individus, les familles, les communautés et l’ensemble de la société.
  13. De nombreux groupes d’acteurs de la société, dont les médias, peuvent contribuer à prévenir la violence conjugale.
  14. La façon dont les médias traitent de la violence conjugale peut avoir des implications sur les croyances, les perceptions et les réponses de la population à l’égard des comportements violents dans les relations de couple.
  15. Il existe au Québec des ressources pour venir en aide aux victimes de violence conjugale et aux personnes susceptibles d’en commettre. Il est essentiel de bien faire connaître ces ressources. Voir section Ressources sur ce site.

Sources: https://www.inspq.qc.ca/violence-conjugale/faits-saillants

Cycle de la violence conjugale

Lorsque la violence conjugale s’inscrit dans une dynamique de prise de contrôle d’un des partenaires, celle-ci s’installe généralement de façon subtile et progressive selon un cycle insidieux. Sa lente escalade la rend difficile à percevoir, et ce, pour n’importe qui. En effet, l’entourage ne s’aperçoit pas toujours de la situation de violence conjugale que subit la victime, et ce, en raison du contrôle qu’exerce le conjoint sur elle.

Qu’est-ce que le cycle de la violence conjugale?

La violence conjugale survient souvent à l’intérieur d’un cycle appelé le « cycle de la violence conjugale » qui comporte quatre phases : tension, agression, justification et réconciliation. On dit que ce cycle est insidieux, car il s’installe progressivement bien avant que les effets se fassent sentir de façon évidente. Malgré ce caractère insidieux, les personnes qui en sont victimes finissent par vivre dans un climat de terreur créé par leur partenaire où elles ressentent de la peur, de la honte, de la culpabilité, du doute et de l’impuissance. 

  • Ce cycle est mis en place par l’agresseur et lui permet de maintenir sa domination sur la victime,
  • Dans une relation conjugale marquée par la violence, ce cycle se répète plusieurs fois et de façon de plus en plus accélérée. 
  • Les manifestations de violence ont de plus tendance à s’intensifier avec le temps et ce, sous toutes ses formes pouvant aller dans certains cas jusqu’à l’homicide conjugal. Plus il se répète, plus la phase de la « réconciliation » raccourcit, allant jusqu’à disparaître.

Vidéo explicative

Pourquoi les victimes restent-elles avec l’agresseur?

Plusieurs éléments font en sorte qu’il peut être difficile de briser le cycle de la violence conjugale dont 1,10 :

La peur des représailles.

L’isolement social.

La peur du jugement.

L’espoir constant que le conjoint va changer.

Enjeux de la séparation dans un contexte de violence conjugale

Mettre fin à une relation dans un contexte de violence conjugale est un long processus qui peut comporter certains dangers. Des études démontrent que la séparation est l’un des moments les plus dangereux pour les victimes, car certains conjoints peuvent devenir agressifs et mettre en danger la vie de leur partenaire1,13,14.

La séparation d’un conjoint ayant des comportements violents ne met pas nécessairement un terme à la violence13.

  • Au Québec, en 2012, 19 731 infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal ont été rapportées à la police, 80 % ayant été commises contre des femmes et 20 % contre des hommes. De ce nombre, 5 688 infractions ont été commises à l’endroit d’une ex-conjointe et 1466 à l’endroit d’un ex-conjoint (source : DUC2 – MSP, demande spéciale).

Ce qui fait qu’elles arrivent à quitter l’agresseur

Le départ définitif d’une personne vivant de la violence conjugale est un long processus nécessaire pour se défaire graduellement de l’emprise du partenaire. C’est souvent au terme d’un long cheminement, marqué par l’ambivalence, que les victimes parviennent à briser le cycle de la violence conjugale. Le fait de vivre le cycle de la violence à plusieurs reprises rend souvent les personnes violentées ambivalentes, ne sachant plus si elles doivent partir ou rester. Souvent, elles partent pour voir si elles peuvent survivre en dehors de la relation. Dans certains cas, elles reviennent pour voir si la relation peut changer. Ce processus évolutif contribue à sortir les victimes du cycle de violence.

Source: https://www.inspq.qc.ca/violence-conjugale/comprendre/de-quoi-parle-t-on#cycle

Le Réseau des Femmes de Laurentides a collaboré à une étude qui représente le vécu des femmes en situation de violence conjugale postséparation. La version longue et abrégée du rapport est disponible pour téléchargement.